La matière de l’intime

Si peindre est un cri du cœur, il s’agit aussi souvent d’un cri du corps. En première lecture, les œuvres de Justine Lacroix nous invitent explicitement au voyage.

Matière sculptée et travaillée en épais aplats, textures denses et lumineuses, Justine Lacroix s’inscrit ici dans une lignée primitiviste bouleversant les principes de représentation figurative et renouvelant l’expérience de la perception.

À forte charge poétique, ce travail constitue aussi un pont entre l’expression de la matière et les rives de l’univers sensible car, en seconde lecture, ces voyages perceptifs aux formes et interprétations plurielles, de la mer au désert, se font aussi le reflet introspectif d’une plongée dans les eaux sombres et profondes de l’intime.